Accordez-moi

Conception humaine

Rien qu'une chanson

Cela fait plusieurs semaines maintenant, certains matins quand les rues sont éclairées des lumières jaunes des lampadaires de la ville. Oui ! ça fait plusieurs semaines, encore planant dans mes pensées matinales, grisé d’un sommeil à peine consommé, quand mes pas se dirigent vers mon lieu de travail, plusieurs semaines encore, que son manteau frôle ma main.

Je vois au loin sa silhouette se découper dans le matin de nos labeurs, quand nos pas vont se croiser sans pouvoir s’arrêter, sans pourvoir se parler de peur d’effrayer l’autre, de peur des rumeurs qui croiseraient nos chemins. Nous allons d’un pas pressé ce vers quoi nous comptons : d’une asso pour l’un, d’une classe pour l’autre. Sans un mot nous nous croisons, le temps d’un instant, sans croiser nos regards, sans croiser nos pensées.

Pourtant quelquefois je vous vois sourire, Madame. Votre sourire muet dans vos pas pressés sans croiser mes pensées, m’émeut. Ces mots qui me viennent, Madame, mais ces mots vous reviennent Madame, ces mots étalés d’une encre fraîche sur un trottoir de la rue Barbès, ces mots j’aimerais vous les donner car un bouquet serait de trop. Ces mots pour vous dire Madame, combien vos yeux ravissent mon chemin.

Votre avis m'intéresse

Soyez le premier à laisser un commentaire à cet article !

0,0
0,0 étoiles sur 5 (selon 0 avis)
Excellent0%
Très bon0%
Moyen0%
Passable0%
Décevant0%

Accordez-moi se refait une beauté

Tenez-vous informé(e) de la publication des nouveaux articles